Gigot, mon amour
Ce week-end, vous n’allez pas y couper.
Soit parce que Bellemaman va vous le servir.
Soit parce que vous recevez toute la smala et que l’idée même de présenter autre chose que le traditionnel agneau pascal peut déclencher une salve de commentaires dont Tatie Yvonne a le secret et qu’il conviendrait d’éviter, merci.
Donc, va falloir enfourner le gigot.
Quelques astuces, en vrac :
- On badigeonne toujours. On enduit amoureusement d’un mélange d’huile, de moutarde, de romarin, de thym, de sel, de poivre… et on peut même laisser reposer au frigo toute une nuit pour s’assurer un goût maximum.
- On peut aussi badigeonner de miel pour un résultat caramélisé (et même ajouter pruneaux et abricots secs au fond du plat).
- On creuse des trous dans la chair et on y cache des gousses d’ail (pelées) pour sublimer le goût de la viande.
- Certaines vont même jusqu’à désosser la viande et farcir le morceau avec du chèvre, de la menthe et des tas d’autres bonnes choses. Si vous avez le courage… vous nous raconterez.
- On peut mettre des pommes de terre (coupées en morceaux) au fond du plat. Elles vont cuire dans le jus.
- On recommande 40 minutes de cuisson par kilo de viande (30 minutes si on l’aime rosé). Toute la question reste qu’il faut évaluer le poids de l’os pour faire son calcul…
- Certains conseillent de commencer à four très chaud pour saisir et continuer en baissant le feu. D’autres proposent de commencer à basse température et d’augmenter tous les quarts d’heure…. Nous, on est perplexe. Mais, par principe, la Paresseuse ne va pas passer sa matinée à tripoter les boutons de son four.
- Pendant la cuisson, on arrose, on arrose (quitte à bousiller son brushing et sentir le mouton toute la journée).
- On peut planter une grande aiguille dans le gigot pour évaluer la cuisson : si elle ressort tiède, il est rosé ; si elle ressort chaude, il est à point.
- Quand le gigot est cuit, on le laisse se « détendre » une quinzaine de
minutes avant de le servir (on peut le recouvrir de papier alu).
- Si on l’a fait cuire trop en avance, on peut aussi le conserver au chaud à la vapeur (je vous l’accorde, il faut trouver un plat vapeur suffisamment grand) : la viande sera d’autant plus tendre et restera chaude sans continuer à cuire.
- Si on est toute seule, on peut toujours s’acheter une ou deux tranches de gigot, se les faire cuire à la poêle et se réjouir d’avoir évité le pensum du déjeuner familial.
Note : un gigot raccourci est un gigot dont on a coupé l’os (et qui ne possède donc plus le morceau pour qui tout le monde est prêt à se battre, la souris).
Note bis : on me prévient à l'instant que la note précédente est une mauvaise information. Honte à moi. Le gigot raccourci s'avère être, au contraire, un gigot dont on a coupé la selle (le bas) et non pas le haut (la souris). Merci Macocle pour cette info. Je cours me flageller à coup de gigot.



