J’ai testé... la kératopraxie
Je ne sais pas vous, mais moi, depuis mes vingt ans, je suis toujours à la recherche de la crème miracle, celle qui me fera la peau des joues aussi belle, aussi lisse et aussi rose que les fesses d’un bébé. Peut-être que je cours après une anomalie génétique, mais bref, quand j’ai entendu parler d’un nouveau diagnostic de peau, je me suis dit vas-y ma fille ! Et c’est comme ça que j’ai découvert la kératopraxie (du grec kérato, qui signifie « couche cornée ») : une discipline à mi-chemin entre l’institut de beauté (on y fait des soins visage dont on ressort toute fraîche) et le bon vieux dermato (parce qu’il y a une véritable expertise du derme). Rendez-vous donc dans l’unique centre parisien qui la pratique... car pour une fois, c’est la province qui est la plus gâtée, avec 120 centres dans toute la France.
J’arrive. Et j’apprends qu’ici, on n’est pas trop ami-ami avec le Roaccutane, ce médicament très controversé que les dermatologues prescrivent parfois à tour de bras (deux fois pour votre blogueuse, au sortir de l’adolescence) aux épidermes bourgeonnants. Ici, la philosophie est de corriger les problèmes les plus fréquents, boutons, rougeurs ou peau de croco, à l’aide des bons soins, des bons gestes et des bonnes crèmes.
Après un questionnaire sur moi, ma vie, mon oeuvre et, surtout, mes antécédents, je m’allonge pour un examen à la loupe. Moi qui ne me trouvais pas trop mal en arrivant, avec tout juste un voile de fond de teint pour cacher les petits défauts... Ben non, j’apprends que ma peau est dans un état quasi-apocalyptique, laminée par une forêt de boutons qui pousse en dessous et ne se voit pas à l’oeil nu, et qu’alors que je la croyais grasse comme une plaquette de beurre, au contraire, elle est sèche comme le désert du Sahel.
Ici, un petit conseil qui en concerne beaucoup parmi nous Ma kératothérapeute du jour supplie de se méfier des verdicts « peau mixte » ou « peau grasse » et des crèmes asséchantes prescrites pour les traiter. A la longue, elles peuvent aboutir au problème inverse, précisément celui de votre blogueuse : une peau qui fabrique du sébum à profusion parce qu’elle essaie de lutter contre cette sécheresse qu’on lui impose. Un cercle vicieux, quoi.
Le moral est en berne, mais vite ragaillardi par un soin visage censé rééquilibrer tout ça et nourrir ce pauvre épiderme tout affamé. Les senteurs sont divines, les produits étant ceux de la très sérieuse marque allemande Dr. Reiner Janka. Mais il y a une différence de taille avec les soins pratiqués dans un institut classique : ici, on n’est pas invité à lâcher prise et à somnoler en se laissant papouiller, au contraire, il y a un échange permanent entre la cliente (qui a le droit de poser mille et une questions) et sa kératothérapeute (qui donne un max de conseils).
Relaxée, je jette un oeil dans le miroir. Et là... miracle ! Bon, ce n’est peut-être pas encore le fessier d’un nouveau-né, mais c’est clairement une autre peau que celle avec laquelle je suis entrée. Elle est uniforme, claire, lumineuse, liftée. Sans défauts. D’un coup, je me sens comme quand je lis que Penélope Cruz ne met qu’un peu de blush le matin. Sauf que là, Penélope Cruz, c’est moi.
Une ordonnance m’est rédigée pour que tous ces efforts ne soient pas du one-shot. Me voilà priée de troquer toutes les crèmes de ma salle de bain contre celles du Dr. Rainer Janka : des pâtes assez médicinales aux consistantes bizarres (l’une ressemble à du plâtre, une autre à de la cire pour les meubles et la troisième aux crèmes solaires d’il y a quinze ans), pas forcément faciles à étaler et pas du tout glamour, mais dont l’effet reste assez bluffant après trois semaines d’utilisation (même si j’ai quand même dû redescendre sur terre en ce qui concerne l’effet Penélope Cruz, un léger délire dû au choc devant la glace. La preuve, c’est que je n’ai pas tourné la tête de Javier Bardem.)
Chacune a besoin de trouver le soin qui lui correspond à elle, que ce soit la crème du dermato, celle du Sephora ou une mixture perso. Mais votre blogueuse, elle, a enfin le sentiment d’avoir trouvé son graal. Une piste à explorer pour toutes celles qui font une fixette sur leur minois ?
Toutes les infos concernant la kératopraxie sur www.keratoblog.fr.
Et un grand merci à l’adorable équipe du centre parisien qui m’a accueillie.



