Voyage en première classe
L.V. : deux lettres synonymes de tout un univers de luxe et de légende. C’est un sacré empire qu’a fondé en 1854 ce Louis Vuitton, lorsqu’il a ouvert son commerce de malles ! Se doutait-il que, plus de cent ans après, sa marque alignerait les sacs de luxe et les publicités sur papier glacé ? Une exposition au Musée des Arts Décoratifs* raconte ce parcours et rend hommage à deux génies visionnaires : Louis Vuitton, le pionnier, qui a inventé la fameuse toile monogrammée, et Marc Jacobs, l’héritier, qui entretient aujourd’hui la flamme.
Alors,
un regard croisé Louis Vuitton - Marc Jacobs...
ça donne quoi ?
Des bagages
A la fin du XVIIIème-début du XIXème, les gens riches se sont piqués de voyages et ont eu besoin de containers énormes pour transporter leurs grands chapeaux, leurs volumineuses robes à panier, leurs costumes trois pièces... Ces grosses malles recouvertes d’une toile imperméable et frappées des initiales de leur possesseur sont tombées à pic !
Des it-bag
Aujourd’hui, on rêve moins d’une malle que d’un sac... Car il en sort de nouveaux saison après saison, même si les classiques restent indétrônables, comme le « Speedy », qui ressemble justement à un sac de voyage, mais en plus petit, et a été immortalisé par Audrey Hepburn ou Jackie O. Aujourd’hui, des centaines et des centaines de filles le mettent sur leur liste au papa Noël !
Des vitrines
Ceux qui descendent les Champs-Elysées sont happés par les vitrines de la gigantesque boutique Louis Vuitton : toujours folles, toujours incroyables, toujours créatives. L’exposition reprend ce principe avec des écrins luxueux pour présenter des robes qui ne le sont pas moins. L’exemple le plus rigolo : des mannequins à tête d’animaux...
Un créateur
Si Vuitton n’évoque plus aujourd’hui une vieille maison d’articles de voyage mais un empire du luxe qui fascine de Paris à Tokyo, Los Angeles, Shanghai ou Dubaï, c’est grâce à Marc Jacobs, venu d’Amérique en 1997 pour développer le prêt-à-porter chez une griffe qui n’en faisait pas jusque-là. Il est devenu « the » poids-lourd de la mode... enfin, métaphoriquement parlant puisque, piqué du syndrome Lagerfeld, il ne cesse de fondre, et d’afficher partout (comme ici avec Naomi Campbell) ses nouveaux pectoraux, aussi bien carrossés qu’une malle L.V. !
*Jusqu’au 16 septembre 2012 / Toutes les infos ici




