Le plan cul...ture du jeudi : love le « mommy porn »
Oui, mais c’est quoi ? Rien moins que the phénomène littéraire en Grande-Bretagne et aux US (la traduction française est attendue pour octobre), qui a démarré sur Internet lorsqu’une mère de famille fan de Twilight s’est mise à fantasmer sur une saga aussi romantico-addictive, mais dans laquelle les héros n’attendraient pas plusieurs tomes avant de passer au lit. Car le truc, ici, la singularité, ce sont des scènes de sexe très détaillées qui tournent autour des goûts SM du prince pas très charmant et de sa désormais célèbre citation « I dont make love. I fuck... hard. » Ce qui a valu au livre d’être baptisé « mommy porn », parce qu’il séduit les ménagères coincées à la maison avec un vieux mari peu sportif.
Et c’est comment ? Comme un copié-collé du film Neuf semaines et demi : le héros est beau comme un dieu, richissime évidemment, très amateur de high-tech, mais complètement pervers. Et il adore donner des fessées. Par ailleurs, c’est mièvre comme un roman Harlequin, les histoires de fesses en plus : car bien sûr, l’héroïne est vierge, oie blanche, et quand elle a le blues, elle se réfugie chez sa môman... Bref, tout cela n’est pas du Emmanuel Carrère (lui fait d’ailleurs vraiment rougir avec ses scènes de sexe !) Et pourtant, à peine entrouvert, ce Fifty Shades of Grey agrippe jusqu’à la dernière page, et même, là, on se surprend à en vouloir encore (ça tombe bien, puisqu’il s’agit d’une trilogie en trois tomes). E.L. James a bien réussi son coup : nous rendre insatiables !
PS : pour l’instant donc, le livre n’a été édité qu’en anglais. Mais c’est de l’anglais plus que basique... Et si vous ne connaissez pas le sens des phrases « he grins », « he frowns » ou « he rolls his eyes », à force de les voir répétés deux fois à chaque page, vous les connaîtrez par coeur à la fin !




