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J’avoue, j’aime...

4.07.2012

 

 

 

 

... La Petite maison dans la prairie. Nannn, Nan-nan-nannn, Nan, Nan, Nan-nan-nannn... C’est dommage qu’on n’ait pas encore inventé les lettres d’ordi qui font de la musique, sinon, vous m’auriez entendu fredonner le générique (le plus simple, c’est encore d’aller le voir et l’écouter ).

 

 

 

Mais dites-moi les Paresseuses : êtes-vous, avez-vous été accro à La Petite maison dans la prairie, cette série indéboulonnable qui, à partir de 1974, a planté sa cabane à Walnut Grove pour dix saisons, accompagné depuis toutes les générations de petites filles, et était encore il y a quelques mois diffusée sur M6 ?

 

 

Le mystère pour celles qui n’aiment pas, c’est : pourquoi celles qui l’aiment... l’aiment ? Réponses d’une passionnée.

 

 

Parce que les mauvaises langues ont beau dire que c’est gnangnan, en réalité, on n’y parle pas que premiers chagrins d’amour et pâquerettes : bien au contraire, en drame, en morts, en souffrance, en larmes, il y a l’équivalent d’au moins cinq Autant en emporte le vent. Bienvenue dans une montagne verdoyante... dans laquelle on meurt encore de la peste, où la famine sévit régulièrement, où il y a de graves problèmes de chômage (déjà !) et où les parents bossent comme des brutes pour nourrir leur famille. Le public visé a beau avoir dix ou douze ans d’âge, on y voit des pères alcooliques qui maltraitent leurs enfants, un garçon qui se drogue, une fille à peine pubère qui se fait violer par un homme masqué, une mère antisémite (Mme Oleson, who else ?) qui refuse que sa fille épouse un Juif, les Ingalls ruinés forcés d’abandonner leur maison (heureusement, ils y retournent au bout de quelques épisodes), et cette pauvre Mary qui, d’abord, devient aveugle, ensuite, fait une fausse-couche, et après, voit son bébé mourir dans un incendie... Franchement, chaque épisode est un crève-coeur.   

 

 

Et puis en même temps, il y a toujours Charles qui va couper du bois, ou Caroline qui va faire un gâteau, gimmicks rassurants qui nous disent que, même si elle est dure, la vie continue : ouf !

 

 

Tout cela rappelle aussi à certaines le fameux sketch des Nuls, dans lequel... ben, Charles va couper du bois, et Caroline faire un gâteau.

 

 

Les petites robes en tissu Liberty portées avec des bottines à lacets... Laura Ingalls était grunge avant l’heure et ne le savait même pas. Elle était aussi très récessionista, car à part les Olsen qui sont blindés, tout le monde est pauvre, et porte les mêmes vêtements tous les jours (sauf le dimanche bien sûr, sacro-saint jour du seigneur). Bref, stylistiquement parlant, La Petite maison dans la prairie, c’est dans l’air. 

 

 

Ah, Nellie, la « bitch », jouée par Alison Arngrim, qu’est-ce qu’on a aimé sa méchanceté, son sourire faux, ses anglaises, sa voix de crécelle, ses robes, sa langue de vipère... Et cet épisode de la saison 5 où elle triche... Culte !

 

 

 

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