Le plan cul...ture du jeudi : dans les cuisines de Versailles
Quoi ? Le château de Versailles visité par des hordes de touristes, oui, mais surtout, jusqu’au 30 septembre, par les oeuvres de l’artiste portugaise Joana Vasconcelos.
Oui, mais c’est quoi ? Cela fait plusieurs saisons déjà que l’ancienne demeure des rois de France fait sa révolution, en exposant des artistes qui a priori jurent carrément avec le classicisme baroque de l’endroit. On se souvient que le homard géant ou le toutou gonflable de Jeff Koons avaient déjà fait grincer des dents, mais là, le féminisme certes glamour et élégant mais franchement rentre-dedans de Joana Vasconcelos en énerve plus d’un. Sur le Net fleurissent les critiques, les polémiques, comme l’assertion selon laquelle son gigantesque luminaire baptisé « La Fiancée » et composé... de centaines de tampons hygiéniques aurait été censuré ! En revanche, les souliers géants fabriqués en casseroles et couverts de table ou le véritable hélicoptère recouvert de plumes d’autruches roses sont là. Et ils font très bien passer le message.
Et c’est comment ? Spectaculaire et assez raccord, le gigantisme expressif, théâtral et coloré de l’artiste s’accordant, finalement, très bien avec le côté déjà chargé du lieu. Mais quelles que soient les oeuvres, comme toujours, c’est le choc des cultures qui est à la fois délicieux et déconcertant. Le château de Versailles, on l’a toutes visité au moins une fois avec l’école, ou avec les parents, ou avec papy-mammy : il souffrait d’une image assez rasoir avant ce grand dépoussiérage... On aime bien qu’il soit bousculé dans ses traditions. Plus encore quand c’est pour dénoncer la dictature des casseroles à laquelle nous sommes assujetties nous, Paresseuses !




