Le plan cul...ture du jeudi : We. Love. Gena !
Oui, mais c’est qui ? Une icône cinéphile que l’on peut revoir dans toute la splendeur de ses années 70 grâce à la rétro Cassavetes qui se promène dans les cinémas de toute la France : revolver au poing pour protéger un petit garçon de la mafia dans Gloria, diva cabossée et alcoolisée qui trébuche sur les planches de théâtre dans Opening Night, mère de famille rendue folle par le poids des conventions dans Une femme sous influence...
Et elle est comment ? Sublime, forcément. Bien sûr, Gena Rowlands n’est pas la première personne à laquelle on songe lorsqu’on pense Paresseuses. Sa beauté spectaculaire et sa personnalité forte font d’elle une vraie femme de poigne. Et pourtant, les personnages qu’elle incarne sont fragiles comme des châteaux de cartes, en particulier cette « femme sous influence » qui s’autodétruit, oscillant entre la table de sa cuisine et les néons de l’hôpital psychiatrique. Difficile de ne pas s’identifier à cette actrice, à cette femme, à ses personnages, et surtout à leurs failles, à leurs troubles, à leur folie. Parce que les Paresseuses, malgré leur fraîcheur, sont aussi là, dans ces magnifiques mélodrames !




