Le plan cul...ture du jeudi : retour vers le futur !
Quoi ? Camille redouble, une comédie signée Noémie Lvovsky, la mère fofolle des Beaux gosses, qui est, ici, à la fois devant et derrière l’objectif.
Oui, mais c’est quoi ? L’histoire d’une femme qui a la quarantaine et qui se retrouve soudainement dans la peau de ses seize ans. Elle revit les amitiés à la vie à la mort, les confrontations avec les parents, les flirts sur les bancs du lycée... Et se demande : faut-il refaire les mêmes erreurs, quitte à être blessée à nouveau ? Et surtout : peut-on empêcher le cours du futur (la disparition de ses parents, par exemple) ?
Et c’est comment ? En un mot : hi-la-rant. A la fois fin et loufoque, très fou et très juste. Le point de départ est fantastique, comme dans le cinéma américain des années 80 : Retour vers le futur évidemment, ou Big, qui était la même chose, mais en inversé (un garçon de treize ans se retrouvait dans la peau d’un grand), ou Peggy Sue s'est mariée. Mais ce qui est rigolo, c’est que nous, nous voyons l’héroïne avec son physique de femme de quarante ans, alors qu’aux yeux de tous les autres, elle a bel et bien seize ans : d’où un léger décalage quand on découvre cette quadragénaire en mini kilt et sac à dos pour aller à l’école... C’est drôle, mais c’est aussi amer, car le film parle de la perte (inévitable) des gens qu’on aime, de l’amour qui file et qui fane, des idéaux de jeunesse qui se diluent à l’âge adulte... Et impossible de ne pas nous questionner pour savoir ce que nous referions ou pas, nous, si nous avions la possibilité de revivre notre adolescence à l’aune de tout ce que nous avons appris depuis. On y songe assez profondément... entre deux éclats de rire.




