Le livre d’Elise... chambre noire
Ce que dirait la 4ième de couverture si je l’avais écrite Jack et sa maman sont retenus reclus dans « la chambre » avec Madame Table, Madame Plante et Madame Télé. Pourtant ils mèneraient presque une vie ordinaire s’il n’y avait pas Grand Méchant Nick qui fait grincer le lit et referme la porte à clé derrière lui.
Pour quelles Paresseuses ? On se dit que ça n’existe pas, que ça n’existe plus et pourtant les informations nous déversent « une jeune femme libérée 8 ans après s’être faite kidnappée », « elle vivait recluse et a eu 3 enfants de relations incestueuses »… Bref, un roman incroyable, sorti des ténèbres et si candidement écrit à travers les yeux d’un enfant qu’il nous amène au cœur de l’indicible, perce le mystère de ce dont l’humain est capable, en nous tenant en haleine grâce à l’amour d’une mère pour son enfant.
Le moment idéal pour le lire Il se lit d’un trait mais laisse son empreinte dans le cœur.
Le petit extrait qui me trotte encore dans la tête… « C’est bizarre d’avoir un secret rien qu’à moi et pas à Moi-et-Maman. Tout le reste est à nous-les-deux. Mon corps, je crois qu’il est à moi comme les idées dans ma tête. Mais mes cellules sont faites avec ses cellules alors c’est un peu comme si j’étais à elle. Et aussi quand je lui dis mes pensées et qu’elle me dit les siennes, nos idées de chacun se mélangent dans nos deux têtes comme si on coloriait au crayon bleu par-dessus le jaune pour faire du vert. »
C’est pas moi qui l’ai dit « Un roman vraiment inoubliable, de ceux qui offrent toute une palette de lecture : psychologique, sociologique, politique. Il parle de l’amour d’une manière unique, tout en nous proposant une vision neuve et ambitieuse du monde dans lequel nous vivons. » (New York Times Book Review)




