Le méga conseil du mardi : lady or not lady ?
Nous avons demandé à notre nouvelle experte en art de vivre et de bien se tenir, Miss Anne-Solange Tardy, l’auteur de La lady attitude des paresseuses, de nous aider dans quelques situations épineuses. Pour s’en sortir la tête haute et sans mots (ni maux) de trop !
La Paresseuse aime traîner sous la couette, s’étirer en baillant et faire des bulles de chewing-gum dans son bain : lady ou pas lady ? (je précise que juste après, hop hop, elle jongle entre le boulot, les enfants, les copines, les lessives, le chéri, les bouquins, la lecture du Blog des Paresseuses...)
Totalement lady ! Le savoir vivre est l’art de vivre avec les autres. Donc dans le secret bien gardé de sa salle de bain, toutes les folies sont permises (voire même encouragées).
Impossible de me souvenir du nom de mon interlocuteur, alors que quelqu’un arrive et que je vais devoir le présenter... Comment m’en tirer sans humilier personne ?
Là, honnêtement, c’est délicat. Dans le cas présent, le mieux est peut-être d’éviter la catastrophe en jouant la carte de l’honnêteté et lui demander son nom avant que votre second interlocuteur n’entre en piste.
J’ai encore faim après le plat principal dans un dîner, et la soirée qui s’annonce est encore longue... Comment calmer mon estomac qui gargouille sans passer pour une goinfre ?
Heureusement, après le plat principal viennent en général le fromage, puis le dessert. Si cela ne suffit pas, malheureusement, il faudra prendre votre mal en patience… à moins qu’en lady prévoyante, vous n’ayez dissimulé dans votre sac à mains une barre de céréales, que vous irez discrètement dévorer à la salle de bains, sous prétexte de vous repoudrer le nez.
Je suis végétarienne et il y a de la viande en entrée, de la viande en plat principal, de la viande en dessert. Que faire ? Ne rien dire et me forcer ? Accepter la proposition de la maîtresse de maison de me faire cuire un oeuf (un vrai) ?
Si vous êtes végétarienne, le plus simple est de le signaler à la maîtresse de maison avant le dîner auquel vous êtes conviée, de façon à ne mettre personne mal à l’aise : ni vous, ni elle.
Mon chauffeur de taxi a l’air choqué de mes un euro de pourboire et ne me dit même pas merci. Comment le rembarrer (ou l’ignorer) avec classe ?
Grands dieux, vous n’allez pas le rembarrer ! Le mieux, dans une circonstance comme celle-ci, est de l’ignorer superbement. Vous avez agi en lady, en consentant à donner un pourboire à ce rustre, soyez une lady jusqu’au bout. Vous pouvez même vous offrir le luxe de lui sourire, après tout, sa mine renfrognée n’a peut-être rien à voir avec vous.
Comment faire quand on ne sait pas s’il faut faire la bise, serrer la main, ou rien du tout, pour ne pas passer pour une fille froide et distante (ou pire : pour une empotée) ?
Si vous êtes dans cette situation, c’est probablement que vous ne connaissez pas ceux qui vous entourent et donc que vous allez être présentée à quelqu’un. Dans ce cas, ce sera à cette personne de donner le ton : tendre la main, la joue, ou se contenter d’esquisser un signe de la tête… Vous n’avez qu’à suivre.
Une lady peut-elle militer pour la gentleman attitude, qui consisterait, d’abord, à ce que les hommes nous laissent passer la porte la première, et ensuite, qu’ils se lèvent quand on arrive dans une pièce ?
Bien entendu, elle le peut ! La galanterie est une forme de savoir vivre bien agréable, non ?
D’ailleurs, afficher une mine renfrognée quand un mâle nous claque la porte sur le nez : lady ou pas lady ?
Devant une telle attitude, une lady peut même s’offrir le luxe d’un mot acide. Si vous avez un sens naturel des réparties bien tournées, c’est le moment d’en tirer profit, rien ne fera plus de dégâts, dans l’ego de votre interlocuteur mal léché qu’un trait d’esprit bien envoyé.
Larguer par SMS, même avec « Bonjour » et « Salutations distinguées », est-ce mal ?
Très mal, même si le « salutations distinguées », à la fin d’un SMS ne manque pas de sel.
Dernière question : as-tu été, Anne-Solange, prise un jour en flagrant délit de « pas lady attitude » ?
Je me souviens de ce jour où je me suis littéralement plantée devant cette personne qui m’ignorait ostensiblement chaque fois que je la saluais, en lui disant « pardonnez-moi mais… ça vous arracherait la gueule de me dire bonjour ? ». Le fin du fin de l’élégance. J’en rougis encore. Mais curieusement, jamais plus elle ne m’a ignorée par la suite..




