Le méga conseil du mardi : faut-il croire tout ce qu’on lit sur le Net ? (II)
Je vous l’ai dit : je découvre plein de choses qui m’interpellent sur Internet. Et que j’ai très envie de partager avec vous pour obtenir votre avis. Par exemple...
Qu’on peut troquer son vieux pull contre... Justement, contre quoi ? Un autre vieux pull ? Le site Trocvestiaire propose de remplacer la vente d’occase façon Vestiaire Collective ou Le Bon coin par le concept (ancien comme le monde) du troc. Idée extra a priori, je te donne ma jupe en peau de phoque et tu me donnes ton couteau en silex (ça, c’était pour illustrer l’idée que le troc ne date pas d’aujourd’hui. J’ai bien compris qu’aujourd’hui, il est mieux vu de proposer une veste Sandro contre une robe Vanessa Bruno). Mais concrètement, est-ce que ça marche, est-ce que la détentrice de cette paire de Louboutin en 39,5 va vraiment se mettre d’accord avec, je ne sais pas, celle qui possède la robe Jean-Paul Gaultier bleue en 38 ? Entre les problèmes de tailles, les questions de goût, les besoins réels dans son armoire, tout ça à multiplier par deux parce qu’il faut que les deux parties y trouvent leur intérêt... J’ai du mal à imaginer que les affaires se concluent à la vitesse de l’éclair. Mais je peux me tromper : qu’est-ce que vous en dites, les Paresseuses ?
Que tromper son mari n’est plus nécessairement un accident Et certainement plus un tabou. A Paris, j’ai aperçu sur plein de bus des pubs énormes pour Gleeden, « le premier site de rencontres pour personnes mariées ». L’endroit où l’on va chercher son âme cousine pour tromper sciemment son âme soeur ! Moi, j’avais l’idée, apparemment un peu dépassée, que quand on était marié, on avait quand même pour objectif de rester fidèle, et que si on ne l’était pas, eh bien, c’était parce qu’une soirée arrosée avait dérapé, ou qu’on avait été prise d’un coup de coeur violent et inattendu : bref, que c’était non intentionnel, pas du tout prémédité. Et puis voilà que le Web légitime le fait que, pendant que l’Homme ronfle sans se douter de rien, nous, on peut aller, en toute conscience, essayer de lui trouver un remplaçant, pour un soir ou pour une seconde vie, sur un site qui garantit « une discrétion totale ». Est-ce moi qui suis prude et qui ne sait pas vivre avec mon temps, ou n’est-ce pas franchement hyper fourbe, calculateur, hypocrite, déplacé ?






