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4 témoignages (inattendus) sur... ma belle-mère et moi

26.09.2012

 

 

Belle-mère

 

 

« Mon beau-père et moi » : on connaît le sujet, il a donné lieu à une série de films décapants avec Ben Stiller (en gendre sympa, maladroit et attachant) et Robert de Niro (en beau-papa au regard de glace et aux silences réfrigérants). « Ma belle-mère et moi »... Le thème n’a pas donné lieu à de film aussi mémorable, mais certaines le vivent quotidiennement !

 

La maman de son amoureux : on imagine une hostilité larvée, des fêtes de famille explosives, une mère qui ne veut pas couper le cordon, veut encore couver son petiot à distance... Est-ce la réalité ? Votre blogueuse a interrogé son Panel des Paresseuses : résultat, des témoignages plus contrastés qu’on ne l’attend. Surtout, n’hésitez pas à nous donner le vôtre !

 

 

 

 

1. Betty « Ma belle-mère est une femme formidable. Elle n'a pas de cesse, elle nous donne des vertiges en étant une tornade humaine, elle est pipelette comme pas deux et il s'avère que parfois, on pourrait avoir envie de l'hypnotiser afin qu'elle se calme, enfin ! Mais elle a en elle ce feu constant, qui prend sa source on ne sait d'où, qui ne faiblit jamais, et qui pousse toutes les personnes qui la connaissent à la décrire en un seul mot : Maman.

 

Débarquez chez elle en plein milieu de la nuit avec vos valises : elle vous ouvrira, vous bordera, vous donnera la becquée et vous chouchoutera jusqu'à ce que vous soyez à nouveau sur pieds. Appelez-la en panique, au bout du monde, elle sera presque déjà montée dans l'avion avant même que vous n'ayez eu le temps de lui exposer votre problème. Parlez-lui de vos doutes, de vos chagrins, elle sera toujours positive, la vie vous paraîtra d'une simplicité hors du commun et vous vous sentirez capable de soulever des montagnes. Bref, ma belle-mère a l'art de mettre de la pommade sur les bobos de l'âme et du cœur, et de vous envelopper d'un amour inconditionnel.

 

Vous l'aurez compris : si je peux vous parler d'elle en ces termes, c'est que dès le premier instant où j'ai fait partie de la vie de son fils, j'étais déjà de sa "nichée" ! Je bénéficiais donc par défaut et sans conditions de son affection, son attention, sa protection. Belle-maman est là pour moi, dès que j'en ressens le besoin.

 

A l'inverse, elle me demande régulièrement conseil sur tout un tas de choses : le jardin, la santé et l'avenir de sa petite dernière (ma filleule), l'éducation et les soins des chiens, la maison et le quotidien... Elle m'accorde toute sa confiance et me parle aussi des choses qu'elle peut avoir sur le cœur, de ses soucis et chagrins à elle. 

 

On pourrait croire que "c'est bien joli tout ça, mais présentée comme ça, ta belle-mère, elle doit être un brin envahissante, c'est sûr !". Eh bien non ! Même pas ! Elle a beau être présente à tout moment dès lors qu'on le lui demande, elle ne force jamais la porte. Total respect de notre vie de couple, notre maison, notre mode de vie. Que demander de plus ? Moi... Rien ! J'adore ma Belle-Mère ! Par contre, de son côté, il y a une grosse réclamation : être enfin grand-mère ! :) »

 

 

 

2. Lilou « Pour comprendre ma relation avec ma belle-mère, il faut d’abord savoir que mon homme et moi, nous sommes les opposés. Tout est différent : nos origines, nos familles, notre éducation, nos centres d’intérêt, nos amis, nos boulots, etc. Mais les contraires s’attirent... !

 

Au début avec belle maman, c’était le pôle nord ! On n’avait rien à se dire et son fils étant un vrai Don Juan, je n’étais pas la première et elle pensait que je ne serais pas la dernière. Au fil du temps pourtant, notre relation a changé, car elle a vu que son fils et moi nous construisions une vie ensemble, nous nous sommes installés ensemble, et elle me voyait de plus en plus souvent.

 

Il y a eu quelques tensions, car je la trouvais un peu trop présente. En plus, elle voulait pour son fils une femme qui s’occuperait de lui en faisant le ménage, le repassage, la cuisine... Sauf que dans ma famille, « la cuisine est un art beaucoup trop sérieux pour être laissé à une femme » dixit le mari de ma maman, c’est à prendre au second degré, mais maman n’a jamais cuisiné de sa vie, et ma sœur et moi avons appris la cuisine uniquement par plaisir.

 

Le repassage, je déteste ça ! D’ailleurs, je dois avoir maximum 3 ou 4 vêtements qui se repassent. Et le ménage, je considère que c’est pour les hommes et les femmes. Bref, je suis l’opposé de ce qu’elle voulait pour son fils, et je refusais que mon homme continue de ramener son linge chez maman, qu’elle vienne faire son ménage ou ses courses.

 

Elle m’en a voulu car elle avait l’impression de « perdre » son fils, et mon homme a un peu râlé quand je lui ai appris à faire sa lessive, faire la vaisselle ou ranger ses affaires. Il y avait une certaine rivalité entre ma belle-mère et moi parce que nous n’avions pas du tout la même vision de la vie de couple et du « rôle » de la femme. Puis petit à petit, elle a vu que son fils changeait et que notre couple évoluait, et en fait, ça lui a plu.

 

Maintenant, quand on mange chez ses parents, mon homme doit aller se chercher lui-même le soda ou le sel, sinon elle l’engueule en disant qu’il peut se déplacer, alors qu’avant, il fallait que tout soit disponible pour monsieur. Et dernièrement, ça m’a fait très plaisir car elle a dit à son fils qu’elle était contente de voir qu’il venait toujours aussi souvent, même si il avait besoin de rien. Elle trouve que ça prouve qu’il est là juste pour le plaisir de la voir.

 

Aujourd’hui, je suis à 8 mois et demi de grossesse, je porte son premier petit-fils et elle est très heureuse. Je sais que nous sommes très différentes et que parfois, on ne se comprend pas, mais on fait chacune des compromis et on s’entend vraiment bien. Bon, je sais qu’à la naissance de mon fils, on va avoir quelques problèmes, parce qu’elle le gâte déjà trop et j’ai peur qu’elle lui passe tous ces caprices, mais on verra bien.

 

Honnêtement, au début de ma relation avec mon homme, j’ai vraiment cru que sa famille et particulièrement sa maman serait un vrai frein à notre histoire d’amour. Mais en fait, il fallait juste ne pas rentrer en conflit et prendre son temps pour me faire une place dans la famille sans froisser personne, et aujourd’hui, nous formons une jolie famille qui s’agrandira bientôt d’un joli petit métis.

 

Alors à toutes celles qui ont des soucis avec belle-maman, ne perdez pas patience et essayez d’arrondir les angles, mais surtout, je crois que le secret, c’est de ne pas demander à votre homme de prendre parti, car votre couple en pâtirait. »

 

 

 

3. Emilie « Ma belle maman ! Mon chéri, je l'ai connu quand j'avais 17 ans, il en avait 18. J'ai tout de suite été très bien accueillie, et par sa mère et par l'ensemble de sa grande famille. Mais au début, nos rapports étaient plutôt délicats, même si pas conflictuels. Je m'explique : mon homme a toujours été très proche de sa "Moman" et il me fallait me faire une place à côté d'une maman présente (le contraire de moi aujourd'hui, la paresseuse que je suis l'admet). Une maman présente, donc... mais loin d'être envahissante, nuance ! J'ai mis quelques années, l'âge et la maternité aidant, à comprendre que nous n'étions pas en compétition l'une et l'autre, mais que nous avions chacune notre place côte à côte dans le coeur de mon chéri, chacune à notre façon.

 

Nous avons eu quelques coups de gueule, résultant le plus souvent d'une incompréhension. Mais aujourd'hui, c'est un peu une seconde maman, elle est toujours là pour nous, pour nous épauler du mieux qu'elle le peut. Elle sait m'écouter et elle a trouvé en moi une oreille aussi attentive. Elle me conseille, je lui mets des "coups de pieds au derrière" quand elle doit aller faire des examens. Je lui refile mes "coups de coeur" littéraires et elle me donne les tuyaux de ses meilleurs plats... On a trouvé l'osmose "belle-mère – belle-fille" depuis quelques années maintenant, et il nous reste encore de belles années devant nous. »

 

 

 

4. Et pour finir, l’émouvant témoignage de Pauline... « Chères Paresseuses,

 

Vous savez à quel point faire partie du panel m'enchante, c'est toujours un réel plaisir de vous écrire. Pourtant aujourd'hui je resterai malheureusement silencieuse. Je n'ai pas la chance de connaître ma belle-mère. J'aurais tant aimé découvrir et apprendre à connaître la femme qui a élevé l'homme que j'aime. 

 

Je connais sa tombe... Il m'arrive de m'y recueillir parfois, de lui parler aussi, de la remercier... Je l'idéalise. 

 

La maman de l'homme que j'aime est décédée lorsqu'il n'avait que 3 ans. Je ne la connais qu'à travers de trop rares photos et pourtant je pense à elle tellement souvent. J'espère qu'elle est fière de sa belle-fille et je fais tout pour qu'elle le soit...

 

Merci les Paresseuses et à très bientôt pour une question à laquelle j'espère je pourrai répondre plus longuement. »

 

 

 

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